Manger avec sa tête, c’est choisir ce qu’on met dans son assiette en sachant que nos choix ont des conséquences : sur notre santé d’abord, mais aussi sur l’environnement, sur la vie des animaux, sur celles d’autres personnes.
Je mange avec ma tête,
les conséquences de nos choix alimentaires, c’est le fruit de près de deux ans de recherche, de remises en question et de rencontres passionnantes. Et c’est surtout mon premier livre !
En librairie depuis le 12 octobre 2011
ePub : 21,99$
imprimé : 29,95$
9 réponses à “Je mange avec ma tête : les conséquences de nos choix alimentaires”
Bonjour, je viens de terminer votre livre. Je suis végétarienne depuis cinq ans. Je vous remercie pour cette superbe source d’arguments. Je me ferai un plaisir de citer votre livre et d’en encourager la lecture à toute personne questionnant mon choix.
J’ai également jeté un coup d’oeil à votre blog. À quand le livre de recettes ?
Claudine
Merci Claudine !
Peut-être un autre livre dans quelques mois. Pour ce qui est des recettes, je préfère les suivre que les inventer
Bonjour!
Je viens tout juste de dévorer votre livre en moins de 24h et je voulais vous dire à quel point c’était apprécié, surtout qu’il est difficile de trouver des livres pertinents ou à jour à ce sujet avec des informations concernant le Québec (le plus souvent ça provient des États-Unis ou de la France et c’est parfois difficile de se faire une idée de ce qui se passe ici).
Il y a quelques mois à peine, je ne m’étais jamais vraiment interrogée sur le contenu de mon assiette (après presque 20 ans d’existence, c’est fou quand on y pense), et depuis, je ne cesse de m’informer et j’essaye de sensibiliser mes proches, probablement ce qu’il y a de plus difficile sans les faire culpabiliser (même si ce n’est pas intentionnel).
En tout cas, tout ça pour vous dire de continuer votre beau travail, je suis contente de voir qu’il est aussi facile de vous contacter pour vous faire part de mon appréciation, et changer une personne à la fois, ça finit par peser dans la balance (enfin, c’est ce que je me dis!)
Merci!
Geneviève
Merci
[...] Désaulniers (chercheure indépendante spécialiste de l’éthique alimentaire), Auteure de Je mange avec ma tête. Les conséquences de nos choix alimentaires Stanké, [...]
Merci pour votre belle conférence au collège Laflèche cet après-midi, c’est TRÈS pertinent ! J’aurai aimé vous voir au Grande Rencontre du Collège à la session prochaine, en espérant que cela fonctionnera !
[...] Desaulniers, auteure de Je mange avec ma tête est une spécialiste de l’éthique [...]
[...] Inspiré du chapitre Un souper chez Sarah Palin (écrit avec Martin Gibert) dans Je mange avec ma tête [...]
[...] On ne mange pas seulement pour survivre. La cuisine fait partie de notre culture, de notre identité. Quand je décide de remplacer la tourtière par un pâté de millet et que je refuse de mettre du lard dans mes patates, suis-je en train de renier tout ce que mes ancêtres ont construit, ce qui me lie à ma nation ? Est-ce que priver ses enfants de dinde est aussi condamnable que de les éduquer en anglais sans jamais leur faire écouter Moi mes souliers ? Désirer conserver une tradition identitaire et culinaire peut être légitime. Il serait peut-être dommage que certaines recettes se perdent, car il se perdrait alors un certain type de savoir et d’expérience. On pourrait penser que le goût du boeuf bourguignon ou du poulet tandoori a une valeur qui dépasse le simple plaisir gustatif de ceux qui les consomment. Certains arguments en faveur de la chasse ou du maintien de la corrida sont du même genre. Il faut bien reconnaître qu’ils ont un certain poids. Mais lorsqu’on se demande ce qu’on devrait faire, l’essentiel n’est pas d’avoir une raison. C’est de se demander si celle-ci est concluante en évaluant son poids relatif. Or, le fait qu’une pratique soit traditionnelle ne l’exempte pas d’un examen moral. Toutes les habitudes ou les coutumes ne méritent pas d’être conservées. Imaginons un esclavagiste américain du XIXe siècle. Ne pourrait-il pas, lui aussi, affirmer avec raison que posséder des esclaves fait partie de son identité de sudiste, que son père et son grand-père avant lui en possédaient ? Sans doute. Mais l’argument ne ferait pas de poids devant le droit des esclaves à disposer de leurs vies comme des hommes libres. De même, on ne peut regretter la coutume des duels en Angleterre ou des pieds bandés en Chine. D’un point de vue moral, il est toujours justifié de mettre fin à une tradition inacceptable. Il faut donc se demander si la tradition « carnivore » mérite de survivre. Il peut exister de bonnes raisons de rompre certaines habitudes culinaires – et plus généralement, nos habitudes d’exploitation des animaux. On peut même le faire en voyant le progrès moral comme une noble tradition humaine. Depuis les luttes contre l’esclavagisme, le racisme, le sexisme et les inégalités sociales en général, jusqu’à celles contre l’exclusion des handicapés, de minorités sexuelles et même celles qui reconnaissent des droits à certains animaux (comme les grands singes ou les dauphins), il ne fait pas de doute que les choses s’améliorent. Étendre le cercle de la moralité, c’est aussi dans notre culture. Alors pourquoi la tradition de la dinde fourrée devrait-elle prévaloir sur la protection des plus faibles ? Les cultures évoluent. Qui sait si nos descendants ne considéreront pas un jour notre rapport aux animaux comme l’exemple même d’une coutume barbare ? Inspiré du chapitre Un souper chez Sarah Palin (écrit avec Martin Gibert) dans Je mange avec ma tête [...]